October 2006

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A much (too much) awaited return

Un retour tant (trop ?) attendu

Je mis à profit mon dernier jour à Londres pour faire mes bagages, sans oublier de passer un coup de fil à Bujumbura pour signaler que rien ne pouvait entamer mon retour à la maison. J’appris à cette occasion que mon vol arriverait 4 heures plus tard que prévu. Je regrettai déjà ce changement d’horaire sans savoir que les 4 heures allaient se transformer en 2 jours supplémentaires !

Le jour du départ, je pris le soin d’arriver à l’aéroport suffisamment à l’avance pour enregistrer mes bagages. Malheureusement, ceux-ci étaient trop lourds, et j’ai du laisser le surpoids de bagages au bureau de Kenya Airways pour qu’un ami vienne les récupérer.

Alors que je me dirigeais vers l’endroit indiqué, je me retrouvai, par erreur, encerclé par des policiers qui m’ordonnèrent de laisser mes bagages et de fuir les lieux. Je balbutiai quelques mots mais je dus obtempérer tellement les policiers étaient sérieux. Après quelques minutes, je vis les pompiers accourir et je compris qu’il y avait le feu. Soupçonnant qu’il me faudrait un certain temps avant de récupérer mes bagages, je décidai d’informer la compagnie aérienne qui me dit qu’ils ne pouvaient rien faire pour moi.

Quand finalement je récupérai mes bagages, littéralement une minute après la fin du délai d’enregistrement, le personnel aérien refusa de me laisser embarquer, insistant que chez eux une minute de plus n’était pas tolérée, l’avion n’étant pas un bus ou un métro que l’on pouvait prendre à n’importe quelle heure… Je me résignai donc à ne partir que le lendemain et passai une dernière nuit à Londres.

Lorsque j’arrivai au Kenya, je constatai avec regret que ma connexion pour le Burundi était pleine. Bien décidé à rester sur place, j’obtins une place sur le prochain vol et j’arrivai enfin à Bujumbura le lendemain après-midi. Ma famille ainsi que quelques collègues de Christian Aid vinrent m’accueillir.

J’appris que mes enfants avaient refusé de manger depuis que j’avais raté le premier vol de Londres. Inutile de vous dire combien ils étaient contents de me revoir. Je leur parlai de la fête que vous aviez organisée pour mon départ et je leur donnai les cadeaux que vous m’aviez confiés. Ils furent particulièrement intéressés par le taxi et le bus, caractéristiques de Londres, qui provoquèrent tout de suite des disputes. Heureusement, en leur remettant chacun un calendrier, le conflit fut vite résolu ! 

Depuis que je suis rentré à la maison, mon fils de 5 ans apprend à « fabriquer » des avions en papier pour « aller lui aussi à Londres ». Les avions en papier ne volent peut être pas, mais à son âge tout est possible !

A much (too much) awaited return

I spent my final day packing my bags, I didn’t forget to call Bujumbura to tell them that nothing could stop my return home. At this moment I found out that my flight was going to arrive 4 hours later than originally expected. I was disappointed by this news, not knowing then that four hours would transform into two extra days!

On the day of departure, I was cautious to arrive at the airport with enough time, so as to register my luggage. Unfortunately, my luggage exceeded the permitted weight allowance and I had to leave the extra weight at Kenya airways, for a friend to pick up.

I then went in the direction indicated only to find myself, by error, circled by policemen who ordered me to leave my bags and exit the building. I stuttered a few words but the policemen were so serious I had to comply with their orders. After a few minutes, the firemen arrived and I understood that there must be a fire. Worried that I would need a certain amount of time to collect my bags, I decided to inform the airline, who told me that they could do nothing to help.

When I finally manage to collect my bags, literally a minute after the gate closed, the airline staff refused too permit me to board the aircraft, saying that here being one minute late is not tolerated and that a plane is not a bus or tube that can be taken at any time. I resigned myself to the fact that I would have to leave the next day, and I spent a final night in London.

When I arrived in Kenya, I was informed that regrettably the connecting flight to Bujumbura was full. I managed to get a seat on the next flight and finally I arrived in Bujumbura on the afternoon of the next day.  My family and some colleagues from Christian Aid were at the airport to welcome me.

I was informed that my children had refused to eat since the moment I missed the first flight in London. It is not possible to convey how happy they were to see me again. I told them about the leaving party that had been organised for me and I gave them their presents from my colleagues in London. They were particularly interested in the taxi and the bus, so characteristic of London, but which caused many arguments among my children. Happily, the conflict was resolved by giving them each a calendar for playing with the gifts.

Since returning home, my five year old son has learnt to “make” paper aeroplanes so that “he too can do to London”. Paper aeroplanes may not be able to fly, but at his age, anything is possible!

Quand l'heure de depart sonne/when it's time to go...

Chers lecteurs, c’est avec plaisir que je commence à (re)faire mes valises plus de deux mois après mon premier voyage en Europe. Autant dire que c’est l’heure du bilan personnel. Durant la période que j’ai passé ici, j’ai gagné de nouvelles connaissances au niveau humain, culturel et sur le plan professionnel. Je ne me suis jamais ennuyé même si ma famille et mes amis se trouvaient à des milliers de kilomètres de Londres. J’ai mené des « périples » à travers et au-delà de l’Angleterre.

Ma dernière visite est signée les Pays de Galles à Cardiff et Atlantique Nord. Oui, il fallait terminer sur la plage du Grand Ouest britannique.

Permettez-moi de ne pas trop m’y attarder. A ceux ou celles qui ne connaissent pas Wales, je leur dis que c’est tout simplement que c’est un pays fascinant, Canaan de l’Ancien Testament, dirait-on.

Ce voyage à Londres n’aurait pas été possible sans la confiance que Paul, Central Africa Regional Manager et ses collaborateurs ont placé en moi en . Mon séjour à Londres n’aurait pas été agréable et utile sans l’accueil, l’attention et le souci permanent de ma condition de vie de chacun et chacune de vous : J’ai été invité à partager le repas dans des familles, j’ai été invité à prendre un verre dans des cabarets, j’ai été accompagné dans toutes mes courses et ai visité les plus importantes places touristiques de Londres avec l’aide de certains et certaines parmi vous, n’hésitant pas à mettre la main dans la poche quand c’était nécessaire. Bref, je me suis senti en famille. Pour toutes ces choses, je vous dis merci

Je m’en voudrais tellement de ne pas réserver une ligne de ce document à certaines personnes dont Nicky qui a consacré des soirées à m’accompagner quand Londres était plus mystérieux sans oublier cette matinée du 21 Février à Heathrow dans un froid glacial. Je ne peux pas oublier le travail accompli par Shuna pour en me faisant visiter les beaux quartiers de Londres. Aussi, je n’aurais peut-être pas vu « l’œil de Londres » sans toutes les facilités que j’ai bénéficiées de la part de Paul. Je remercie Carrie pour m’avoir aidé à me faire consulter chez un Médecin pour mon problème de sante. Enfin, je mesure à juste valeur l’hospitalité britannique à travers les familles Keen de Norfolk et Harper de Cardiff qui ont fait tout ce qui est possible pour rendre heureux mon séjour chez eux. Je n’ai pas oublié Enam qui, solidarité africaine en plus, m’a donné des kilos de « fufu » me permettant ainsi de ne pas perdre le goût de la cuisine africaine. Dans le chapitre professionnel, je remercie Charlotte, Séverine et tous les autres qui ont apporté leur concours technique dans la réalisation de mon Blog. Je remercie tous ceux et celles qui ont facilité toutes les formations acquises.

Chers lecteurs, pour plusieurs raisons, je n’ai pas droit de rester ici et si même si je le pouvais, quand l’heure du départ sonne…mieux vaut filer.

Peut-être se reverra-t-on !

Egide.

When it's time to leave…

Dear readers, it is with pleasure that I prepare my bags again after over than two months in London which was my first time in Europe. It is now the time of my own personal review. During my time with you, I have gained new knowledge in terms of people, culture and on a professional level. I was neve bored even if my family and friends were thousands of kilometers from London. I made many journeys round England and across its borders.

My last visit was to Cardiff and North Atlantic coast in Wales. Yes, it had to be the Great British West coast. Permit me not to dwellthe trip, but for those who don’t know Wales, I can say that it is a fascinating country, like Canaan in Old Testament?

The visit in London wouldn’t have been possible without the confidence that Paul Watson and others put in me. My stay in London wouldn’t have been enjoyable without your welcome, attention and permanent concern for me. I have been invited to share family meals, beers in pubs, and thanks to certain people's suppor, even paying some fees for me when necessary, I have been accompanied in my activities and I have visited the most interesting places in London. In brief, I have a part of the family. For all this, I say thank you.

I would like to dedicate a line of this blog to certain people: Nicky who devoted many evenings accompanying me in the early days when London was a mystery, without forgetting that freezing morning on the 21st Febraury. I cannot forget Shuna's efforts in making sure I visit the beautiful areas of London. Also, I would not have visited the "London Eye" without Paul's help. I thank Carrie for helping me see a doctor regarding a health problem. Finally, I appreciate British hospitality through the Keen family and the Harpers in Cardiff who did everything they could to ensure my stay with them was a happy one. I will not forget Enam who, in African solidarity, gave me a few kilos of "fufu" so that I would not lose the taste for African cooking. On a professional level, I thank Charlotte, Severine and all the others who, will their technological expertise have made this blog possible. I thank all those who have facilitated my training.

Dear readers, for several reasons, even if I wanted to, I do not have teh right to stay here, so when it is time to leave...it's best to fly.

Perhaps we will meet again!

Egide

Dscn1715_2 Quand l’heure du départ sonne…

anglaise dans un environnement riche et varié

Dscn1623 Norfolk, une "campagne" anglaise dans un environnement riche et varié

Si l’Angleterre regorge de petits animaux comme à Norfolk, alors les défenseurs de la nature ont la tâche facile. Telle est ma conclusion suite à ma visite dans le sud-est de l’Angleterre au cours du week-end de Pâques. Tandis que chez nous les lièvres et les pigeons sont des espèces menacées par la chasse et les feux de brousse, à Norfolk ils se baladent sans souci comme si c’était des animaux sacrés. Au Burundi, même si la chasse est interdite, les animaux ne sont pas moins chassés. En effet, s’ils peuvent échapper aux hommes, ils n’échappent pas aux chiens errants. Sachez en passant que dans certaines sociétés africaines les chiens et chats sont aussi comestibles. Bien entendu, dans le seul but de survivre, sinon cela n’est pas toléré.

Le monde animal de Norfolk n’est pas que lièvres ou pigeons, des canards sauvages et des oiseaux de toutes sortes y sont également abondants. Quand j’ai vu cela, j’ai pensé que les Batwas, un peuple connu pour ses qualités de chasseur, feraient une bonne affaire s’ils arrivaient à Norfolk, mais je me suis vite rappelé qu’ici les droits des animaux sont plus respectés que les droits de l’Homme au Burundi.

A Norfolk, il y a aussi beaucoup d’églises, plus anciennes les unes que les autres. Notamment le Lieu Saint ou la Vierge Marie apprut un jour qui se trouve dans l’église de Walsingham qui daterait du 18ème siècle. Mais je n’ai pas pu accéder à la source d’eau bénite fermée ce jour-là, les préparatifs de célébration de la résurrection de Jésus étant en cours. Une autre église, celle de Gresham Village Church date du 8ème siècle, période méconnue de l’Histoire du Burundi. L’Eglise est située dans un joli parc qui abrite également un des nombreux châteaux de Norfolk. Ce parc est une propriété du National Trust, une organisation à but non lucratif qui s’occupe des œuvres historiques et des parcs les abritant, si nombreux dans cette région.

Cette région est vraiment verte. Les champs, forêts et maisons spacieuses s’étendent à perte de vue sur de grands espaces. Contraste flagrant avec nos paysanneries du Burundi où les maisons se disputent les quelques mètres carrés disponibles. Cette region regorge d'installations generatrices d'enérgie éolienne.

Lorsqu’on parle de campagne en Angleterre, elle n’a aucun point commun avec la nôtre. Dans la campagne burundaise, on y trouve encore des maisons en pailles. Ce n’est pas formidable d’y vivre surtout pendant la saison des pluies. Dans quelques années, même la paille ne sera sans doute plus disponible, tant les feux de brousse estivaux sont courants. Tout cela bien sur sans parler de l’accès a l’eau potable, encore moins à l’électricité.

Je note tout de même qu’à Norfolk la chasse aux faisans semble autorisée. De temps à autre j’ai entendu des coups de feu qui m’ont rappelé la période de guerre au Burundi il n’y a peu de temps encore. Les Britanniques ont suffisamment à manger : ils pourraient laisser vivre ces pauvres oiseaux ! Mais si le faisan est la seule espèce menacée, les Verts n’ont qu’à se concentrer sur la pollution responsable des changements climatiques, dont les effets dévastent surtout l’Afrique

Norfolk, the english "countryside" in a rich and varied environment

If England is as overflowing with little animals as it is in Norfolk, then wildlife defenders have got an easy task. At least, this is the conclusion I reached following my visit to the south-east of England over the Easter weekend. Whilst back home in Burundi, hares and pigeons are endangered species due to hunting and bush fires, in Norfolk they go around without any worries, as if they were sacred animals. In Burundi, even if hunting is forbidden, the animals are not hunted any less. In fact, even if the animals escape man, they do not escape the stray dogs. It should be noted also that in certain African societies, dogs and cats are also edible. Although it should be understood that this is only for survival, else it would not be tolerated.

The animal world in Norfolk is not just hares and pigeons, wild ducks and birds of all species are also abundant. When I saw this, I thought that the Batwa, a people known for their hunting abilities, would have a field day if they came to Norfolk, but I quickly remembered that here animal rights are more respected than human rights are in Burundi.

In Norfolk, there are many churches, some older than others. Of note is the Sacred Site where the Virgin Mary once appeared which is inside Walsingham church, built in the 18th century. But I was not able to gain access to the source of the holy water that day due to preparations for the celebration of the resurrection of Jesus. Another church, Gresham Village church, dates from the 8th century, a period unrecognised in the history of Burundi. The church is situated in a pretty park which also includes numerous stately homes. This park is the property of the National Trust, a non-profit organisation which cares for buildings of historic interest and parks – of which there are many in the Norfolk region.

This region of England is truly green. The fields, forests, and spacious houses set in acres of land. In stark contrast to the countryside in Burundi where houses fight for the few metres squared that are available. This region also has many wind turbines.

When we speak of the countryside in England, this has nothing in common with our countryside. In the Burundian countryside, we still find houses made from straw. It is not great to live inside such a house, particularly during the rainy season. Undoubtedly, in a few years, even straw will no longer be available because summer bush fires are now so common. And that goes without mentioning access to clean water or electricity.

All the same, I noted that in Norfolk, shooting pheasants is authorised. Now and again I heard gun shots which reminded me of the recent war in Burundi. The English have enough to eat, they could let these poor birds live! But if pheasant is the only species threatened, the Greens have only to concentrate on pollution and climate change – the effects of which are devastating Central and East Africa.

Rencontre avec Arsenal et George Michael

Dscn1603 Rencontre avec Arsenal et George Michael

J'ai passé un weekend consacré au football, d’abord avec le match entre Wimbledon et une autre équipe de la même division (septième). J’ai constaté ici que les équipes de septième division sont d’un niveau bien supérieur que celui nos équipes burundaises de première division. Bien que nos Juniors furent un jour vice champions d’Afrique, participant même à une coupe du monde au Chili.

Puis le dimanche, Shuna m’emmena à Highbury et plus particulièrement au stade des d’Arsenal, dans lequel je ne pus malheureusement pas entrer. En faisant quelques achats dans un magasin proche et sur les encouragements de Shuna, je dis à la vendeuse que je suis Burundais en visite à Londres et que je viens de visiter le terrain des Arsenal. Sur quoi, elle me donna gracieusement une écharpe de cette équipe !

Mardi, Shuna m’annonça une bonne nouvelle : mon ticket pour le match Chelsea FC-Everton à Stamford Bridge le 17 Avril était disponible !

Le lendemain, j’eus une autre chance inattendue : je pus voir George Michael face à face en train de chanter à Canary Wharf vers la sortie de métro. C’était un moment d’émotion intense parmi tous les spectateurs qui se trouvaient sur les lieux. Je rentrais tout content de cette soirée…

L’article suivant portera sur ma visite dans l’Angleterre profonde et autres découvertes. Mais, déjà j’invite tous les lecteurs à m’envoyer leurs commentaires. N’hésiter pas à me corriger, à m’envoyer vos critiques et à me dire ce que vous pensez de mes articles. Plus j’en aurai, plus je serai encouragé. J’attends alors une pluie de commentaires !

Meeting Arsenal and George Michael

I dedicated one weekend to football. First, I went to a match between Wimbledon and another team from the same (seventh) division. Watching the match, I noticed that teams in the seventh division in the UK are of a much higher standard than our Burundian teams in the first division. All the same, our Junior team were once African vice champions and participated in the World Cup in Chile.

On Sunday, Shuna took me to Highbury and more precisely, to the Arsenal Stadium. However, unfortunately, it wasn’t possible for me to enter the stadium itself. Having made some purchases in the shop, and with Shuna encouraging me, I told the shop assistant that I was a Burundian, visiting London and that I had come to visit Arsenal’s pitch. With that, she graciously gave me a team scarf!

The following Tuesday, Shuna had some good news for me: a ticket for the match between Chelsea FC and Everton at Stamford Bridge on the 17th April was available!

The next day, I had an unexpected opportunity: near the underground exit, I saw George Michael singing at Canary Wharf. It was a highly charged emotional moment for all the spectators. I went home that night very happy…

The next article will focus on a visit deep into the heart of England. But I already invite all readers to send me their comments. Don’t hesitate to correct me, send your critiques, and tell me what you think of my articles. The more I have, the more encouraged I will be. So, I await your comments!

L’Angleterre : un modèle d’équilibre nutritionnel

Dscn1589_1 LAngleterre : un modèle d’équilibre nutritionnel

Quelques jours après son retour du Rwanda, Shuna, une collègue de bureau minvita chez elle et prépara un repas « à lafricaine » : haricots, patates douces, riz, légumes et bien sûr du fromage. Les repas britanniques sont toujours un modèle d’équilibre nutritionnel

Une autre semaine, au cours dun séminaire de gestion financière des ONG qui se tenait à Oxford, je suis resté dans une maison daccueil. Je me rappelle de la première matinée où des saucisses, toasts, et un tas dautres choses qui remplissaient presque le plat, sans parler des jus de fruits, du lait et des fruits me furent proposés. Quand jeus finis de manger le quart de ce plat, je me sentis déjà satisfait et je me demandais comment on peut terminer ce repas et manger encore au déjeuner. Je venais de comprendre ce quest le breakfast britannique.

England: a model of nutritional balance

A few days after her return from Rwanda, Shuna, a colleague from the office invited me to her house for an "african" meal: beans, sweet potatoes, rice, vegetables, and cheese of course. British meals are always a model of nutritional balance...

Another week, whilst I was on a financial management course for NGOs in Oxford, I stayedin a guest house. I remember the first morning: sausages, toast, and a monutain of other things that filled the plate, without mentioning fruit juices, milk and fruit that was offered. When I had only finished a quarter of what was on the plate, I was already full and I wondered how people could finish the whole plate and then eat lunch. I understood then that this is the English Breakfast.

« Pèlerinage » à Greenwich

Dscn1559 « Pèlerinage » à Greenwich

Aujourd’hui, Nigel, un ancien représentant de Christian Aid au Burundi m’a invité a passer du temps avec sa « famille », composée seulement de lui et de sa femme. En lui demandant où sont ses enfants, il m’a dit qu’ils sont tous partis, ça veut dire qu’ils sont « autonomes », comme cela se voit souvent en Grande Bretagne (et peut-être dans toute l’Europe). Chez nous, le garçon, et surtout la fille, restent chez leurs parents jusqu’à leur mariage, sauf quand ils travaillent loin de chez eux.

Nous sommes ensuite rendus au fameux méridien de Greenwich, le temps d’un instant seulement, car il faisait tellement froid que j’avais du mal à contempler ce lieu « saint » des temps. Je jurai d’y retourner avec plus de temps et mieux équipé pour prendre des photos. Greenwich est entouré à l’ouest par un enchaînement de maisons dans en bas d’altitude, au nord par Canary Wharf, au sud et a l'est par un immense parc dans lequel les arbres sont disséminés, les herbes soigneusement coupées, le tout créant un univers verdoyant et magnifique. - Voir des images dans ma photo album en cliquant sur la photo de-moi-meme.

"Pilgrimage" to Greenwich

Today, Nigel, a former employee of Christian Aid in Burundi invited me to spend time with his "family", comprising only himself and his wife. When I asked him where his children were, he informed me that they had all left, that is to say that they are "autonomous" as is so often seen in Great Britain (and perhaps the whole of Europe). Where I am from, the boy and most definitely the girl stays at home with their parents until they marry, unless they work far from home.

We visited the famous Greenwich Meridian, just for an instant, as it was so cold I was having difficulty contemplating this "temple" of time. I must return one day with more time and better equipped to take photos. To the west of Greenwich park are houses at a low altitude, to the north is Canary Wharf and to the south and east an immense park with trees scattered here and there, and the grass meticulously cut, altogether this creates a green and magnificent universe. - See images in my photo album by clicking on my photo.

Canary Wharf, ou la splendeur d’un empire economique

Dscn1598 Canary Wharf, ou la splendeur d’un empire economique

Ce matin, je pris le train menant à Canary Wharf, un centre commercial et bancaire splendide qui témoigne des moments glorieux d’une économie toujours en croissance. Canary Wharf est aussi le petit frère de la London Stock Exchange, première place financière de l’Europe. On dirait que c’est là où les grandes marques financières se sont données rendez-vous et ont élu domicile. Pour un Africain, ne pas se perdre dans Canary Wharf relève du miracle : c’est un lieu où l’émerveillement vous empêche de voir les signes indiquant le « way out » ou la « Jubilee line », une ligne de metro en provenance de Canary Wharf et qui passe par Waterloo. Apparemment, les Britanniques n’ont pas le même intérêt que moi, ou bien le manque de temps les empêche de contempler leurs réussites économiques et technologiques d’ensemble, préférant aller voir ce qui se passeailleurs pendant les vacances. Inutile de vous dire que je me suis perdu ce jour là, échouant dans mes tentatives d’atteindre la Jubilee line et il me fallut demander la sortie à un agent de la sécurité, dans un anglais qui me trahit souvent.

Près de la Bourse de Londres, je suis passé par un endroit où une des victimes de Jack the Ripper avait été trouvée. Jack the Ripper est un tueur qui assassinait les femmes dans la clandestinité absolue et qui n’a jamais été découvert. Cet endroit est très visité et pendant mon passage, il y avait un groupe de gens qui suivaient le récit d’un connaisseur (peut-être un chercheur) de ces crimes.

En rentrant à l’appartement ce soir-la, je rivalisai de vitesse avec les Londoniens, escaladant et descendant les escaliers roulants. Au départ, marcher sur ces escaliers ne fut pas une mince affaire, poser le pied pour la première fois sur ce truc en perpétuel mouvement étant un peu déstabilisant. Mais armé de cette nouvelle expérience, je me déplaçais maintenant dans une fourmilière de gens, dans un mutisme absolu où seuls les bruits des souliers et les grondements des métros étaient permis.

Canary Wharf, the splendour of an economic empire

This morning I took the train to Canary Wharf, a splendid commercial and banking centre which pays witness to the glorious moments of an economy still growing. Canary Wharf is also the little brother to the London Stock Exchange, the financial heart of the whole of Europe. It is said that that is where all the big banks have set up home. For and African, to not get lost in Canary Wharf is a miracle: it's a place where wonder prevents you from noticing the signs for "way out" or "jubilee line" - an underground station from Canary Wharf which passes through Waterloo. It seems that the English do not have the same interests as me, or maybe it's a lack of time that stops them from contemplating the conglomeration of their economic and technological successes, prefering to go to visit foreign climes during the holidays. It goes without saying that I got lost that day, failing in my endeavours to reach the Jubilee Line, in an English which often betrays me, I had to ask a security guard for the exit.

Near the London Stock Exchange, I passed by a place where one of the victims of Jack the Ripper was found. Jack the Ripper was a murderer who killed women in ultimate secrecy and who has never been caught. This place is highly visited, as I pass through the area, a group of people followed a guide reciting the details of the crime.

On the way back to the apartment that night, I rivalled the speed of Londoners, going up and down the escalators. In the beginning, these staircases were no easy affair, stepping on something that is in perpetual movement was a bit destabilising!. But armed with my new experience, I could move around in this hive of activity, which is absolutely silent apart the only sounds are the sound of footsteps and the rumbling of the tube trains.

Art et l'appartement

Art et l'appartement

Le samedi matin, Nicky me conseilla de visiter d’abord le National British Museum placé à quelques centaines de mètres de St Margarets. Le musée est en soi un chef d’œuvre. Quelle grandeur, quelle beauté ! L’intérieur est compartimenté selon les continents, selon les régions mais rien sur le Burundi, ni le Rwanda, mais quand même il y a quelque chose sur la RDC! Sûrement que c’est le Musée de Louvain qui a plus d’œuvres d’art de l’Afrique Centrale. On visita la région Moyen Orient avec les hiéroglyphes de l’Egypte ancienne, la Grèce antique, la période romaine et bien sûr ce que l’Afrique Noire propose dans ce Musée notamment les chaises et arbres fabriqués à base des morceaux des kalachnikovs de la période de guerre au Mozambique, œuvres faites par les artistes partenaires de Christian Aid. Le musée abrite même un bar mais nous partions de là sans céder à la tentation de prendre un verre dans cet endroit hautement touristique. Elle m’aida à déplacer les affaires et à prendre un taxi menant à ce qui allait désormais être mon habitation durant le séjour de Londres.

La première nuit dans l’appartement n’a pas été facile. En effet, c’était le début de la vie « privée » avec la préparation du repas et les mouvements de va et vient dans cet appartement qui pourrait abriter 10 âmes dans le quartier de Buyenzi ou Bwiza. Seule la télévision animait la maison avec 6 chaînes que l’on peut tourner à volonté. Dans l’appartement, ce n’est pas vraiment les postes téléviseurs qui manquent, un au salon, un dans la chambre à coucher et un dans la…cuisine. Pour un Burundais, encore faisant partie des favorisés, et qui n’en a qu’un pour toute une famille, cela est un privilège.

Avec l’aide de Nicky, j’avais acheté tout ce qui est nécessaire dans la maison d’un célibataire dans le super marché Tesco, situé à dix minutes de marche normale. J’avais notamment acheté le « take away » et je n’ai fait que chauffer avec la plaque à gaz que les Britanniques appellent cooker dont la propriétaire de l’appartement m’avait gentiment et soigneusement indiqué le fonctionnement. Mais au retour de ce super marché, je ne m’étais pas assuré si la porte menant dans l’appartement était fermée. Mais quand Nicky l’a constaté à travers une voix qui nous saluait de l’escalier menant dans les appartements d’en haut, elle s’étonnait avec un air plutôt inquiet. Mais moi, burundais habitué à ne fermer la maison que quand il est l’heure du coucher, n’avais pas le même sentiment de peur.

Le lendemain, je décidai de visiter le « monde qui m’entoure » en continuant la route que j’avais pris la veille pour aller à Tesco avec Nicky. Je marchai jusqu’au parc de Mile end et je pris Devons road au retour me faisant guider par le A to Z London, ce bouquin qui indique les routes, rues et ruelles de tout Londres que Nicky m’avait acheté quelques jours avant. Arrivé dans l’appartement, je fis la vraie cuisine, qu’importe la qualité de mes prestations en matière culinaire, le défi était de manger ce que j’ai préparé moi-même dans ce pays lointain où les hommes et les femmes se partagent les tâches ménagers. J’étais loin de la société burundaise où, sauf quelques samedis, la cuisine est laissée au travailleur et la garde des enfants confiée à une fille, les deux payés mensuellement pour une modique somme de 10 à 15 dollars chacun. Vous comprenez que les hommes n’ont rien à faire dans la cuisine.

Art and the apartment

On Saturday morning, I visited the National British Museum, situated just a few metres away from St Margaret's hotel. The museum is a work of art in itself. What grandeur, what beauty! Inside is divided into the different continents and according to regions, but there was nothing on Burundi, nor Rwanda, yet there was something on the Democratic Republic of Congo. Surely, it must be that the Louvain Museum in Belgium, has the most works of art from Central Africa. I visited the Middle East, ancient Egypt and it's hieroglyphics, ancient Greece, the Romans and of course Black Africa. Among the works of art from Africa the most notable were some chairs and a tree made out of bits of Kalashnikovs dating from the Mozambiquecan civil war, works of art built by Christian Aid partners. The museum also houses a bar but we left without giving in to the temptation of having a drink in such a tourist trap. Nicky helped move my stuff, and take a taxi to the place which would be my residence for the rest of my days in London.

The first night in the apartment was not easy. In fact it was the beginning of "private life", preparing meals and comings and goings in an apartment that could shelter ten souls in the districts of Buyenzi or Bwiza. Only the TV, with six channels, livened up the apartment. In the apartment there’s not exactly a lack of TV sets, one in the lounge, one in the bedroom and one… in the kitchen. For a Burundian, even being one who is better off than many and who only has one TV for the whole family, it was a privilege.

With Nicky’s help I bought everything required for a single man’s abode in Tesco, the supermarket situated just ten minutes from the normal market. I predominately bought "take aways" which I just need to heat up on the gas hob - what the British call "cooker" - and which the owner of the apartment had carefully and kindly indicated to me how to work. Coming back from the supermarket, I forgot to shut the door. Nicky was surprised but at home we only lock the door to the house when we go to sleep

The next day I decided to visit "the world around me" and I walked to Mile end park, with my trusty A to Z to guide me. Back at the apartment, I cooked a real treat, never mind the quality of my culinary skills, the challenge was to eat what I had cooked myself in this far off land where men and women share household chores. I was far from Burundian society where, apart from Saturdays, the maid does the cooking and a young girl looks after the children – both paid a monthly sum of $10-15 each. In Burundi, a man’s place is not in the kitchen.

Premiers deux semaines / first two weeks

Egide_2 Article 2: Londres, deux premières semaines ou découvertes dans la pratique

Nous quittâmes St Margaret’s, traversâmes deux routes et nous voilà au lieu d’attente du bus, un abri bien aménagé et équipé d’une sorte de miroir où l’on voit aisément les numéros de bus qui empruntent cette route. Je ne me rappelle pas le bus à bord duquel nous sommes montés mais Nicky m’avait indiqué que les bons bus Russell Square-Waterloo sont 188, 168, 68,59. A l’entrée, Nicky posa sa carte de voyage, puis essaya de le refaire pour moi, mais la machine « refusa de s’exécuter », elle dut payer cash. On se dirigea vers l’étage du bus pour bien remarquer les grandes marques qui bordent la route. C’était la première fois que j’entrai dans un bus à étage et qui ne s’arrête que dans des stations bien précises. Ayant atteint Waterloo Bridge, je découvris la Tamise puis Waterloo, deux endroits historiquement célèbres. Je découvris également les bureaux du Parlement avec des édifices coniques vieux probablement de deux siècles mais bien jolis pour servir de siège d’une aussi prestigieuse Institution. L’arrivée au bureau ne tarda pas quand à la sortie du bus, mon guide me montra l’avenue Lower Marsh et une bâtisse en blanc ou plutôt la « maison blanche » de Lower Marsh.

Les portes s’ouvrirent d’elles-mêmes, comme ce que j’avais vu dans les films. Nicky demanda au service d’accueil une carte me permettant d’accéder aux bureaux. Je dus remplir un formulaire à cet effet, sécurité oblige. J’entrai au(x) bureau(x) Division Afrique avec le guide, Nicky. A l’arrivée, je vis un espace large, équipé de tant d’ordinateurs qu’il y avait de personnes. Je n’entendais que quelques sons des claviers, et quelques conversations téléphoniques presque inaudibles. Je fus frappé par ce calme et intimidé par ce nombre impressionnant de gens, chacun dans son coin. Nicky m’indiqua que le bureau est divisé en blocs selon les programmes et selon les régions. Elle m’invita à « passer en revue » tous les blocs. J’avais l’impression que tout le monde me visaient quand je m’aperçus que personne ne me regardait. En effet, ce n’est qu’à cette occasion des présentations d’usage que les gens levaient la tête pour me dire les « hello, how are you ?, Nice to meet you ! ». Je pus reconnaître Kiruja, Charlotte, Anna Wood, Brian, Anne Bonger que j’avais eu l’occasion de rencontrer au paravent. Nicky continua son travail de présentation à travers les autres régions et programmes de Christian Aid, passant d’un étage à une autre et de part et d’autre de l’édifice. Je remarquai que Christian Aid est une structure complexe et large dont le personnel est composé de tous âges et multiculturel, avec une certaine équilibre entre hommes et femmes, une image que les gens de terrain n’ont pas nécessairement. Après, Nicky me montra le bureau. Je pus téléphoner mon épouse pour lui rassurer de mon arrivée et lui promettre de l’appeler le soir pour plus de détails. Nicky m’accompagna à l’hôtel pour rentrer, me montra les magasins « take away » proches de l’hôtel et me signala qu’elle viendrait me prendre le lendemain à 9 heures. Arrivé à l’hôtel, je mangeai en regardant TV5 ce que j’avais acheté avec l’aide de Nicky. Le lendemain, je pris le breakfast proposé par l’hôtel et Nicky arriva à l’heure convenue. Elle continua à me m’accompagner tant en rentrant qu’en venant au Bureau jusque Jeudi soir, Le vendredi matin, je commençai à ouvrir les yeux et j’arrivai au Bureau sans problèmes, Nicky ayant pris soin de prendre mon numéro pour intervenir en cas d’éventuel égarement. Je consacra mon premier week-end à visiter à pieds les lieux jusque là utiles pour moi. Je me promenai aux bords de la Tamise sur les ponts se trouvant de part et d’autre de Waterloo Bridge et j’atteins même le Bureau de Christian Aid. Je constatai que le Bureau n’était pas loin de l’hôtel. Le lundi, j’arrivai au Bureau à pieds sans aucun souci de me perdre. Des jours passèrent jusqu’à ce que le jour de déménagement de l’hôtel arrive fixé le samedi 05 Mars 2006.

A suivre dans mon prochain numéro portera sur la vie dans l’appartement, les endroits touristiques visités, les visites chez les amis que ce soit de Christian Aid ou venus du Burundi, mes déplacements dans et en dehors de Londres, premiers jugements sur les Britanniques…

Article 2: London, first two weeks and practicalities

We left the hotel and crossed two roads to get to the bus stop – a solid shelter equipped with a sort of mirror clearly displaying the bus numbers running going past. I can’t remember which bus we took but Nicky told me that the 188, 168, 68 and 59 would all take me from Russell Square to Waterloo. Getting on board the bus, Icky used her oyster travel card then tried to do the same for me but the machine "refused to accept" and so we had to pay in cash. We went to the top deck of the bus so that I could get a good view of the principal sights. It was the first time in my life that I had been on a double decker bus and one which only stops at designated bus stops. When we reached Waterloo Bridge, I saw the Thames and then Waterloo itself, two historically important and famous places. I also saw the Houses of Parliament, conical buildings, nearly two hundred old but very pretty to serve as the seat of such a prestigious institution.

The doors at Christian Aid opened all by themselves, like doors I had seen in films. Nicky asked the reception to give me a card so I could gain access to the rest of the building, for which I had to fill out a form - security regulations! With Nicky as my guide we entered the Africa Division, a large space equipped with as many computers as there were people. The only noise was that of fingers on keyboards and some quiet telephone conversations. I was shocked by this calm and intimidated by the impressive number of people, each with their own workspace. Nicky told me that the office is divided into blocks for each region / department. We went for a tour of the building and I had the impression that everyone was staring at me but then I realised that nobody was looking at me. In fact, it was only when formally introduced to others that people raised their heads to say "hello, how are you?, Nice to meet you!". I was also able to meet Kiruja, Charlotte, Anna Wood, Brian and Anne Bonger all of whom I had met on previous occasions. As we toured the building, Nicky continued to introduce me to other regions and departments. I noticed that Christian Aid is a large and complex organisation with multicultural staff of all ages and with a certain balance between men and women, an image that field staff do not necessarily have. Having toured the office, I was able to telephone my wife to reassure her that I had arrived safely, promising to call again that night to give more details. Nicky accompanied me back to the hotel, pointing our "take aways" near the hotel on our way. She would be back again at 9am. I ate my dinner watching Channel 5 on TV.

The next day I took breakfast in the hotel and Nicky came arrived at 9am. Nicky continued to accompany to and from the hotel to the office up until Thursday night. On Friday morning, I began to open my eyes and I arrived at the office without any problems unaccompanied, although Nicky had taken my telephone number just in case I got lost. I spent my first weekend visiting the places I had come to know. I strolled along the banks of the river Thames, under the bridges, including Waterloo Bridge and I even managed to find the Christian Aid office and I suddenly realised that the office was not far from the hotel. On Monday I walked to work without any worries of getting lost. The days past went by until Saturday 5th March, the day I was to move out of the hotel.

In the next episode: life in an apartment, tourist sites, visiting friends, travel outside London and my first impressions of the British…